Musique
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Re: Musique
Mon cher coach musical, ça serait sympa de faire de façon régulière (tous les mois je pense que ça suffirait), un petit point sur les albums sortis, des artistes confirmés et des nouveaux talents, afin de savoir vers où je vais quand je rentre dans un magasin de CD. Je demande juste un avis rapide et concis, pas un copier-coller d'un article de Rock 'n Folk ou les Inrocks... T'en penses quoi, tu te sens de relever le défi ?
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Guillaume- Président du Club LotoFoot
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Re: Musique
Ok je cite juste les noms avec un petit commentaire pour preciser le style, si c'est bien ou trés bien ?
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Séb- Vice-président du Club LotoFoot
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Re: Musique
Ou si c'est carrément nul à chier, ton devoir sera de le signaler au peuple. Mais oui. Même avec un petit système de notation, d'étoiles... Et aussi, un truc style "LE disque du mois, si vous devez n'en acheter qu'un, ce serait celui-là", tu vois le genre.
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Guillaume- Président du Club LotoFoot
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Re: Musique
Ok président je mettrai tous les mois un petit bilan des disques importants du mois avec un petit commentaire d'une ou deux lignes et un systeme de notation.
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Séb- Vice-président du Club LotoFoot
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Re: Musique
Le système de notation :
* * * * * : Incontournable
* * * * : Excellent
* * * : Nécessaire
* * : Envisageable
* : Utopique
* * * * * : Incontournable
* * * * : Excellent
* * * : Nécessaire
* * : Envisageable
* : Utopique
Dernière édition par le Lun 23 Avr - 18:11, édité 2 fois
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Re: Musique
Une erreur qui s'est glissée je m'excuse et je rectifie de ce pas.
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Re: Musique
Disque du mois d’avril
Avec le talent on fait ce qu’on veut.
Avec le génie on fait ce qu’on peut !
Andrew Bird
« Armchair apocrypha »
Dans la famille des songwriters au talent inestimable je demande celui qui arrive parfois à nous faire oublier que Jeff Buckley n’est plus : Andrew Bird. Cet américain originaire de l’Illinois, terre au combien inspirante, sort ici un septième album qui va se voir immédiatement étiqueté comme les autres dream pop hors du temps. Ballades spacieuses et frissonnantes, créatives et scotchantes à la fois. Ce violoniste de formation voit les choses en grands, à l’écart du buzz et de la hype actuelle tel un oiseau survolant fièrement des territoires jamais explorés. Plus direct et électrique que ses prédécesseurs mais gardant toujours sa voute organique. Andrew distille de grandes chansons intemporelles, au pire séculaire. Inspiration au paroxysme, beauté céleste, pour vivre et ressentir l’apparition d’une nuit qu’on sait d'avance inoubliable. Refaire l’histoire, la réécrire parfois, pour le seul plaisir de rêver, une obligation presque. Andrew bird signe ici une œuvre magistrale non dépourvu d’électricité, réhabilitant les instruments à cordes portés par une voix douce, magistrale et fragile a la fois, une de celle qui vient du cœur. Une musique ou s’entremêlent cordes violons et guitares porteuses d’espoir sans jamais perdre en cohérence. Rien ne nous interdit de rêver.
* * * *
Les autres :
The Rakes
« Ten new messages »
De retour avec un deuxième album aux mélodies moins extravagantes mais toujours aussi efficaces, the Rakes a dépassé le stade de la promesse. Le groupe anglais catalogué meilleur espoir de l’année 2005 aux cotés e Bloc party s’affiche ici avec des chansons au caractère trempées quoique moins inspirés que sur capture release mais a l’efficacité redoublé. Retour au front pour enflammer les dance floor déserté par leurs amis précédemment cités. La réussite est totale.
* * * *
The sunshine underground
Raise the alarm
Musique directe et rentre dedans, rythme a fort tempérament exacerbé. Sunshine undreground sort un premier album simple et efficace. Nerveux et énergique façon the music en 2002. Mélodies racées alliés a un savoir faire a tout épreuve Raise the alarm frappe fort dés la première minute, KO prévu avant la limite.
* * *
Avec le talent on fait ce qu’on veut.
Avec le génie on fait ce qu’on peut !
Andrew Bird
« Armchair apocrypha »
Dans la famille des songwriters au talent inestimable je demande celui qui arrive parfois à nous faire oublier que Jeff Buckley n’est plus : Andrew Bird. Cet américain originaire de l’Illinois, terre au combien inspirante, sort ici un septième album qui va se voir immédiatement étiqueté comme les autres dream pop hors du temps. Ballades spacieuses et frissonnantes, créatives et scotchantes à la fois. Ce violoniste de formation voit les choses en grands, à l’écart du buzz et de la hype actuelle tel un oiseau survolant fièrement des territoires jamais explorés. Plus direct et électrique que ses prédécesseurs mais gardant toujours sa voute organique. Andrew distille de grandes chansons intemporelles, au pire séculaire. Inspiration au paroxysme, beauté céleste, pour vivre et ressentir l’apparition d’une nuit qu’on sait d'avance inoubliable. Refaire l’histoire, la réécrire parfois, pour le seul plaisir de rêver, une obligation presque. Andrew bird signe ici une œuvre magistrale non dépourvu d’électricité, réhabilitant les instruments à cordes portés par une voix douce, magistrale et fragile a la fois, une de celle qui vient du cœur. Une musique ou s’entremêlent cordes violons et guitares porteuses d’espoir sans jamais perdre en cohérence. Rien ne nous interdit de rêver.
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Les autres :
The Rakes
« Ten new messages »
De retour avec un deuxième album aux mélodies moins extravagantes mais toujours aussi efficaces, the Rakes a dépassé le stade de la promesse. Le groupe anglais catalogué meilleur espoir de l’année 2005 aux cotés e Bloc party s’affiche ici avec des chansons au caractère trempées quoique moins inspirés que sur capture release mais a l’efficacité redoublé. Retour au front pour enflammer les dance floor déserté par leurs amis précédemment cités. La réussite est totale.
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The sunshine underground
Raise the alarm
Musique directe et rentre dedans, rythme a fort tempérament exacerbé. Sunshine undreground sort un premier album simple et efficace. Nerveux et énergique façon the music en 2002. Mélodies racées alliés a un savoir faire a tout épreuve Raise the alarm frappe fort dés la première minute, KO prévu avant la limite.
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Séb- Vice-président du Club LotoFoot
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Re: Musique
Je confirme, j'ai eu l'occasion d'écouter "The Sunshine Underground" dans l'antre monégasque ce week-end, c'est vraiment très très bon. Vivement le mot du coach musical pour le mois de Mai !!!
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Guillaume- Président du Club LotoFoot
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Re: Musique
nous attendons avec impatience le mot du coach musical du mois de mai... un ptit peu de retard mais bon, nous croyons au potentiel du vice président qui va tout mettre en oeuvre pour pallier ce contretemps!!

Lalie- Grand espoir du club
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Re: Musique
Ca vient, je suis désolé pour le retard vraiment mais le mois de mai a été surchargé.
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Re: Musique
Juste un petit mot pour vous dire que j'ai vu le meilleur concert de toute ma vie dimanche 22 juillet. A Nimes Arcade fire a bel et bien confirmé l'avis de presse musicale internationale : le meilleur groupe live au monde. Un concert hallucinant, une energie, un mur du son qui souleve et renverse tout sur son passage. Le tout sans artifices, pas d'ecran geant, pas d'effets speciaux, juste de la musique. Arcade fire a retourner toutes les Arenes et mis d'accord tout le monde en quelques minutes. J'ai vu des gens pleurer, se tenir la tete, halluciner, ils pensaient rever. Vraiment un concert exceptionnel, gigantesque, j'en pleure encore.
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Re: Musique
ouah,ça fait envie!j'espère un jour pouvoir les voir sur scène...
que suggères tu comme disque du moi de juillet? (allez,on va passer su les mois de mai et juin
que suggères tu comme disque du moi de juillet? (allez,on va passer su les mois de mai et juin

Chris- Champion de France
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Re: Musique
Je refais peu a peu mon retard, promis la suite arrive trés vite.
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Re: Musique
Disques du mois de mai
Amy Whinehouse
« Back to Black »
Mais qu’elle est donc cet ovni ???? Un vieil album soul du milieu des années soixante que l’on aurait raté parce qu’on n’était pas né ??? Non non, la date de parution est bien 2007, la date de l’enregistrement aussi. Un disque tout simplement incroyable, prodigieux, inespéré, ce n’est pas un bon album soul du nouveau siècle, c’est l’un des meilleurs de l’histoire et il débarque maintenant, ici et c’est à peine croyable. Amy, cette fille, un peu harpie, violente, crade, allumée, hallucinée, complètement déjanté. Totalement habitée par sa musique, pourvue d’un corps déchiré et ultra sexe qui libère une voix proprement phénoménale, hallucinante, d’une puissance et d’un cœur qu’on n’a pas entendu depuis trop longtemps. C’est un album qui retourne, qui fait se sentir bien, qui soulève et porte les envies de tous les jours. Un album exceptionnel qui marquera l’histoire à tout jamais. Incandescent, brulant et incroyablement sexy ces chansons sont des pépites intemporelles. De « rehab » en passant par « Me and Mr Jones » c’est halluciné que l’on écoute un album qui nous traverse pour finir explosé de bonheur sur « He can only hold her ». Et de se demander une fois encore si cet effarent sommet existe vraiment, si l’on est toujours en vie si on a rêvé ou si cette expérience unique est bien réelle… A vous de juger.
* * * * *
Arctic Monkeys
« Favourite worst nightmare”
Pour un groupe le second album se résume souvent à vivre ou mourir. Les arctic frappent de nouveau très fort et pour la seconde fois en à peine plus d’un an. Laissant toujours entrevoir un avenir radieux et haletant. Le groupe grandit, c’est empli de vigueur et d’énergie que le disque attaque l’auditeur dés la première seconde, pas de répits, pas le temps, « Brianstorm » transperce le mur du son qu’il a lui meme dressé et le fracasse en tout point. Une ode a la vitesse ou se foudroie électricité et frappes multipliées, la férocité est intacte. L’inspiration n’a pas quitté le groupe de Sheffield qui balance ses salves sans autorisation préalable. On vous aura prévenu… Certes il manque les hymnes intemporels qui forçaient le respect du premier album, il y a plus de déchets, de titres dispensables, le prix qu’il en coute pour atteindre la maturité, a n’en pas douter. Car la force créative est toujours présente sur le navire insulaire. « Balaclava » en est le plus bel exemple, une réussite totale, un coup parfait, une chanson qui a du chien et qu’on applaudit des deux mains. Chant acéré, écriture altière, rupture de son et accélérations acerbes. On notera la présence d’un tube plutôt bien senti « Fluorescent Adolescent » qui achèvera les derniers sceptiques et rendra vert de jalousie la concurrence toujours a la recherche d’une chanson qui soulève les foules ou du single imparable. Apparition de quelques ballades atmosphériques un brin hypnotiques, une première, un chant collé au corps accompagné de petits riffs planants et lancinants, de textes enfin plus intimistes, poetiques. Définitivement les arctic monkeys prouvent avec ce deuxième album que leur talent ne s’éteindra pas après un premier disque canon et en tout point parfait, ni après le deuxième sans doute. L’avenir de la planète rock s’écrira avec eux.
* * * *
The National
« Boxer »
Quiconque s’est frotté à la magie enivrante de « Alligator » en 2004 n’a pu oublier la beauté de ce disque et le talent d’un groupe mésestimé et trop peu connu. The National revient !!! Oui, enfin !!!Boxer se fera certainement encore plus discret que le précédent opus. Pas beaucoup moins bon mais pas vraiment meilleur non plus, il manque parfois l’émotion que l’on croisait a chaque instant sur son prédécesseur. Les chansons sont pourtant plus riches, plus instrumentés, d’ailleurs le surdoué ultra prolifique sufjan stevens y fait quelques apparitions bien senties au piano, au gré de ses envies. L’album démarre sur une chanson qu'on a l’impression d’avoir toujours attendu « Fake empire », puis vient la seule accélération notable du disque « Mistaken for strangers » la seule que l’on puisse qualifier de chanson rock. L’entrée en matière surhumaine du groupe lui coute sans doute la perfection. Après avoir entendu la première plage on passe sans doute toute la longueur du disque à attendre une performance au moins égale. Et c’est la que le bas blesse, le reste du disque si il est irréprochable et plutôt bien inspiré reste surtout victime en permanence de cette barre mise trop haute dés les premiers instants. Une fois pourtant les limites vont être repoussées « Ada » avant dernière chanson de l’album vient tutoyer allégrement les sommets, une chanson belle à pleurer ou la magie s’opère enfin. Piano, cordes et cuivres tout y est pour enfin donner une véritable dimension, une griffe, une démesure. Un album réussi malgré tout, quasi parfait même, peut être trop. Gageons que le quatrième album du groupe alliant l’émotion et la force de « alligator » couplé a la puissance harmonique et a l’orchestration de celui-ci fera sans doute un disque tombé d’un peu plus haut que le ciel.
* * * *
Amy Whinehouse
« Back to Black »
Mais qu’elle est donc cet ovni ???? Un vieil album soul du milieu des années soixante que l’on aurait raté parce qu’on n’était pas né ??? Non non, la date de parution est bien 2007, la date de l’enregistrement aussi. Un disque tout simplement incroyable, prodigieux, inespéré, ce n’est pas un bon album soul du nouveau siècle, c’est l’un des meilleurs de l’histoire et il débarque maintenant, ici et c’est à peine croyable. Amy, cette fille, un peu harpie, violente, crade, allumée, hallucinée, complètement déjanté. Totalement habitée par sa musique, pourvue d’un corps déchiré et ultra sexe qui libère une voix proprement phénoménale, hallucinante, d’une puissance et d’un cœur qu’on n’a pas entendu depuis trop longtemps. C’est un album qui retourne, qui fait se sentir bien, qui soulève et porte les envies de tous les jours. Un album exceptionnel qui marquera l’histoire à tout jamais. Incandescent, brulant et incroyablement sexy ces chansons sont des pépites intemporelles. De « rehab » en passant par « Me and Mr Jones » c’est halluciné que l’on écoute un album qui nous traverse pour finir explosé de bonheur sur « He can only hold her ». Et de se demander une fois encore si cet effarent sommet existe vraiment, si l’on est toujours en vie si on a rêvé ou si cette expérience unique est bien réelle… A vous de juger.
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Arctic Monkeys
« Favourite worst nightmare”
Pour un groupe le second album se résume souvent à vivre ou mourir. Les arctic frappent de nouveau très fort et pour la seconde fois en à peine plus d’un an. Laissant toujours entrevoir un avenir radieux et haletant. Le groupe grandit, c’est empli de vigueur et d’énergie que le disque attaque l’auditeur dés la première seconde, pas de répits, pas le temps, « Brianstorm » transperce le mur du son qu’il a lui meme dressé et le fracasse en tout point. Une ode a la vitesse ou se foudroie électricité et frappes multipliées, la férocité est intacte. L’inspiration n’a pas quitté le groupe de Sheffield qui balance ses salves sans autorisation préalable. On vous aura prévenu… Certes il manque les hymnes intemporels qui forçaient le respect du premier album, il y a plus de déchets, de titres dispensables, le prix qu’il en coute pour atteindre la maturité, a n’en pas douter. Car la force créative est toujours présente sur le navire insulaire. « Balaclava » en est le plus bel exemple, une réussite totale, un coup parfait, une chanson qui a du chien et qu’on applaudit des deux mains. Chant acéré, écriture altière, rupture de son et accélérations acerbes. On notera la présence d’un tube plutôt bien senti « Fluorescent Adolescent » qui achèvera les derniers sceptiques et rendra vert de jalousie la concurrence toujours a la recherche d’une chanson qui soulève les foules ou du single imparable. Apparition de quelques ballades atmosphériques un brin hypnotiques, une première, un chant collé au corps accompagné de petits riffs planants et lancinants, de textes enfin plus intimistes, poetiques. Définitivement les arctic monkeys prouvent avec ce deuxième album que leur talent ne s’éteindra pas après un premier disque canon et en tout point parfait, ni après le deuxième sans doute. L’avenir de la planète rock s’écrira avec eux.
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The National
« Boxer »
Quiconque s’est frotté à la magie enivrante de « Alligator » en 2004 n’a pu oublier la beauté de ce disque et le talent d’un groupe mésestimé et trop peu connu. The National revient !!! Oui, enfin !!!Boxer se fera certainement encore plus discret que le précédent opus. Pas beaucoup moins bon mais pas vraiment meilleur non plus, il manque parfois l’émotion que l’on croisait a chaque instant sur son prédécesseur. Les chansons sont pourtant plus riches, plus instrumentés, d’ailleurs le surdoué ultra prolifique sufjan stevens y fait quelques apparitions bien senties au piano, au gré de ses envies. L’album démarre sur une chanson qu'on a l’impression d’avoir toujours attendu « Fake empire », puis vient la seule accélération notable du disque « Mistaken for strangers » la seule que l’on puisse qualifier de chanson rock. L’entrée en matière surhumaine du groupe lui coute sans doute la perfection. Après avoir entendu la première plage on passe sans doute toute la longueur du disque à attendre une performance au moins égale. Et c’est la que le bas blesse, le reste du disque si il est irréprochable et plutôt bien inspiré reste surtout victime en permanence de cette barre mise trop haute dés les premiers instants. Une fois pourtant les limites vont être repoussées « Ada » avant dernière chanson de l’album vient tutoyer allégrement les sommets, une chanson belle à pleurer ou la magie s’opère enfin. Piano, cordes et cuivres tout y est pour enfin donner une véritable dimension, une griffe, une démesure. Un album réussi malgré tout, quasi parfait même, peut être trop. Gageons que le quatrième album du groupe alliant l’émotion et la force de « alligator » couplé a la puissance harmonique et a l’orchestration de celui-ci fera sans doute un disque tombé d’un peu plus haut que le ciel.
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Re: Musique
Disques du mois de juin
Editors
« An End Has a Start »
Cantonnés pour un album à n’être qu’une pale copie d’Interpol, Editors avait du pain sur la planche pour son second opus. Bien que la comparaison soit assez flatteuse l’ombre des new yorkais planait et il en faut évidement plus pour créer sa propre identité. C’est avec un brin de scepticisme que l’on glisse ce nouveau disque dans la platine tentant certainement au mieux d’égaler le courageux premier effort du groupe. La surprise est donc totale lorsque résonne les premières minutes de l’album. Le titre d’ouverture (Smokers outside the hospital doors) parait d’emblé moins étriqué, voix plus profonde, chant plus généreux et musique enfin plus racée. Un album qui impressionne par son intensité et sa profondeur, ses structures plus larges. Ici on retrouve toujours une idée originale de base, appuyée et répétée qui permet l’embrasement, l’envol sacré. Ralentissement d’une beauté ectoplasmique ou la voix livre toute sa profondeur et ses subtilités innombrables (the weight of the world) sans jamais plomber la musique. Les compositions sont aérées et permettent toujours de se remettre des explosions passées ( When anger). Car c’est ainsi que les anglais ont choisi de grandir, Tom smith le chanteur en est la preuve tangible et empirique. Son chant perfore, il ape tout ce qui passe, attention et émotion sans jamais en rajouter. L’apogée du disque est sans doute « The racing rats » efficace et grandiloquente. Riffs new wave, énergie déployé toute voile dehors, refrain martelé avec force, le résultat est garanti. Plein de contraste saisissant, de mélodie planante ( Push your head towards the air) et d’accalmies salutaires, cet album est un triomphe total. Editors réussi son tour de force et laisse interpol a son fardeau, incarner le renouveau new wave des années 00.
* * * *
Cold War Kids
« Robbers and Cowards »
Le disque de ses enfants là nous vient de l’Amérique californienne, une riposte sévère mais tranquille à tous les groupes ultras sophistiqués du moment (Muse, Placebo entre autres). Car en douze chansons les cold war kids commettent l’irréparable, un véritable petit chef d’œuvre de rock brulant totalement époustouflant. Mis en orbite par un triptyque de titres incroyablement inspirés, efficaces, nerveuses et compulsives, le disque ne semble jamais toucher terre. Cet album allume un feu impitoyable et eternel, plus subtil qu’il n y parait… Les titres sonnent comme des classiques intemporels qu’on peine à comparer, certes remplis de codes mais ayant une vraie personnalité. L’envie d’en découdre y est palpable tout au long du disque. L’autre façon d’appréhender l’album est plus intimiste, une ode a la romance tranquille, des titres d’ambiances, d’appartenance inqualifiable. Une musique qui propulse a l’ancienne, n’ importe où, une suite de luxe, des chansons théâtre d’envolées lyriques et paradisiaques. Sans jamais en faire des caisses avec la simplicité qui manquera toujours à tous ces groupes trop bien cotés. Cold war kids publie le disque que tous ces congénères encensés et déboussolés auraient pu sortir s’il n’avait pas été broyé par un système qui leur va si bien. Ici se fricotent sous une lumière tamisée, épaisseur et grandeur d’âme. Une admirable secousse musicale.
* * * *
Keren Ann
« Keren Ann »
Pour son quatrième album Keren a décidé de se lancer à la découverte de galaxie non référencées. Les arrangements sont particulièrement soignés, Keren met cette fois le paquet sur une production plus intimiste. La voix n’a sans doute jamais était aussi fragile et touchante. Exit le chant en français, cet opus nous est livré en intégralité dans la langue de Shakespeare. C’est bien lorsqu’elle est une chimère intimiste et d’une douceur troublante qu’elle désoriente son auditeur pour le toucher au plus profond. Les quelques errances du disque n’altère pas la magie qui émane de cet album réalisé aux quatre coins de la planète. La voie choisie par la chanteuse Israélienne semble être la bonne, les prochains songes de la demoiselle seront assurément encore un peu plus beau.
* * *
Editors
« An End Has a Start »
Cantonnés pour un album à n’être qu’une pale copie d’Interpol, Editors avait du pain sur la planche pour son second opus. Bien que la comparaison soit assez flatteuse l’ombre des new yorkais planait et il en faut évidement plus pour créer sa propre identité. C’est avec un brin de scepticisme que l’on glisse ce nouveau disque dans la platine tentant certainement au mieux d’égaler le courageux premier effort du groupe. La surprise est donc totale lorsque résonne les premières minutes de l’album. Le titre d’ouverture (Smokers outside the hospital doors) parait d’emblé moins étriqué, voix plus profonde, chant plus généreux et musique enfin plus racée. Un album qui impressionne par son intensité et sa profondeur, ses structures plus larges. Ici on retrouve toujours une idée originale de base, appuyée et répétée qui permet l’embrasement, l’envol sacré. Ralentissement d’une beauté ectoplasmique ou la voix livre toute sa profondeur et ses subtilités innombrables (the weight of the world) sans jamais plomber la musique. Les compositions sont aérées et permettent toujours de se remettre des explosions passées ( When anger). Car c’est ainsi que les anglais ont choisi de grandir, Tom smith le chanteur en est la preuve tangible et empirique. Son chant perfore, il ape tout ce qui passe, attention et émotion sans jamais en rajouter. L’apogée du disque est sans doute « The racing rats » efficace et grandiloquente. Riffs new wave, énergie déployé toute voile dehors, refrain martelé avec force, le résultat est garanti. Plein de contraste saisissant, de mélodie planante ( Push your head towards the air) et d’accalmies salutaires, cet album est un triomphe total. Editors réussi son tour de force et laisse interpol a son fardeau, incarner le renouveau new wave des années 00.
* * * *
Cold War Kids
« Robbers and Cowards »
Le disque de ses enfants là nous vient de l’Amérique californienne, une riposte sévère mais tranquille à tous les groupes ultras sophistiqués du moment (Muse, Placebo entre autres). Car en douze chansons les cold war kids commettent l’irréparable, un véritable petit chef d’œuvre de rock brulant totalement époustouflant. Mis en orbite par un triptyque de titres incroyablement inspirés, efficaces, nerveuses et compulsives, le disque ne semble jamais toucher terre. Cet album allume un feu impitoyable et eternel, plus subtil qu’il n y parait… Les titres sonnent comme des classiques intemporels qu’on peine à comparer, certes remplis de codes mais ayant une vraie personnalité. L’envie d’en découdre y est palpable tout au long du disque. L’autre façon d’appréhender l’album est plus intimiste, une ode a la romance tranquille, des titres d’ambiances, d’appartenance inqualifiable. Une musique qui propulse a l’ancienne, n’ importe où, une suite de luxe, des chansons théâtre d’envolées lyriques et paradisiaques. Sans jamais en faire des caisses avec la simplicité qui manquera toujours à tous ces groupes trop bien cotés. Cold war kids publie le disque que tous ces congénères encensés et déboussolés auraient pu sortir s’il n’avait pas été broyé par un système qui leur va si bien. Ici se fricotent sous une lumière tamisée, épaisseur et grandeur d’âme. Une admirable secousse musicale.
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Keren Ann
« Keren Ann »
Pour son quatrième album Keren a décidé de se lancer à la découverte de galaxie non référencées. Les arrangements sont particulièrement soignés, Keren met cette fois le paquet sur une production plus intimiste. La voix n’a sans doute jamais était aussi fragile et touchante. Exit le chant en français, cet opus nous est livré en intégralité dans la langue de Shakespeare. C’est bien lorsqu’elle est une chimère intimiste et d’une douceur troublante qu’elle désoriente son auditeur pour le toucher au plus profond. Les quelques errances du disque n’altère pas la magie qui émane de cet album réalisé aux quatre coins de la planète. La voie choisie par la chanteuse Israélienne semble être la bonne, les prochains songes de la demoiselle seront assurément encore un peu plus beau.
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Re: Musique
Le prix du dernier Radiohead ? « A vous de choisir »
« It’s up to you »
Depuis des années, le groupe Radiohead déjoue les aspects marketing et pré-formatés de l’industrie musicale. Des anti-clips vidéo aux messages caritatifs, ils ont ainsi su imposer leur vision d’un groupe de musique populaire, jouant des codes de la communication pour mieux servir leur propos.
Aujourd’hui ils persévèrent avec la vente de leur dernier album, In Rainbows. Sur leur blog, ils viennent ainsi d’annoncer la sortie, dans dix jours, de leur dernier opus - par ailleurs attendu depuis des mois et objet de nombreuses fausses rumeurs sur le net - renvoyant vers un site qui permet de pré-commander en ligne soit un coffret, soit le téléchargement de l’album.
Disponible le trois décembre, le coffret - contenant le cd, deux disques vinyls, un cd bonus avec des chansons inédites, des œuvres d’arts, des photographies, etc. - est vendu à 40 livres (57 euros). Le téléchargement des dix nouvelles chansons est lui au prix fixé par la consommateur : « It’s up to you » (« A vous de choisir »). Il n’y pas de précision sur les fichiers (format, qualité, avec ou sans DRM, etc.), seulement qu’il sera disponible à partir du dix octobre, grâce à un code envoyé par mail lors de la pré-commande.
Dans le débat entre les maisons de disque et le téléchargement illégal, Radiohead propose ainsi une autre voie intelligente, basée sur la loyauté de leur public. Une démarche inédite, d’autant qu’il est probable que le disque ne sorte pas dans le commerce, le groupe ayant rompu tout contrat avec les majors.
« It’s up to you »
Depuis des années, le groupe Radiohead déjoue les aspects marketing et pré-formatés de l’industrie musicale. Des anti-clips vidéo aux messages caritatifs, ils ont ainsi su imposer leur vision d’un groupe de musique populaire, jouant des codes de la communication pour mieux servir leur propos.
Aujourd’hui ils persévèrent avec la vente de leur dernier album, In Rainbows. Sur leur blog, ils viennent ainsi d’annoncer la sortie, dans dix jours, de leur dernier opus - par ailleurs attendu depuis des mois et objet de nombreuses fausses rumeurs sur le net - renvoyant vers un site qui permet de pré-commander en ligne soit un coffret, soit le téléchargement de l’album.
Disponible le trois décembre, le coffret - contenant le cd, deux disques vinyls, un cd bonus avec des chansons inédites, des œuvres d’arts, des photographies, etc. - est vendu à 40 livres (57 euros). Le téléchargement des dix nouvelles chansons est lui au prix fixé par la consommateur : « It’s up to you » (« A vous de choisir »). Il n’y pas de précision sur les fichiers (format, qualité, avec ou sans DRM, etc.), seulement qu’il sera disponible à partir du dix octobre, grâce à un code envoyé par mail lors de la pré-commande.
Dans le débat entre les maisons de disque et le téléchargement illégal, Radiohead propose ainsi une autre voie intelligente, basée sur la loyauté de leur public. Une démarche inédite, d’autant qu’il est probable que le disque ne sorte pas dans le commerce, le groupe ayant rompu tout contrat avec les majors.
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Re: Musique
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Re: Musique
Disques du mois de juillet
The Smashing Pumpkins
« Zeitgeist »
Il est loin le temps où les pumpkins dominaient le rock mondial. Il faut dire que lors de la séparation en 2001 on s’est senti un peu orphelin en perdant l’un des groupes les plus doués de la dernière décennie. Avec le revival rock des années 2000 les choses ont quelques peu changés. Le manque provoqué par l’absence des écraseurs de citrouilles a peu a peu disparu pour ne devenir qu’un lointain souvenir. Le leader Billy Corgan a traversé des déserts sans fins laissant son talent accroché au nom du groupe, sur sa pierre tombale. Les improbables projets Zwan et son album solo ratés montraient un artiste en nette perte de vitesse, sans inspiration, qui n’avait plus que son passé, gage d’un talent révolu. Dans ces conditions le retour du combo de Chicago laisse un peu dubitatif et serait presque anecdotique. La capacité du groupe à développer de vrais chansons et retrouver son énergie d’antan parait improbable d’autant que le très créatif et ultra indispensable James Iha n’est plus de la partie.
Il ne faudra pourtant pas une minute pour comprendre que l’on a affaire à un come back sérieux et volontaire. « Doomsday clock » ouvre les vannes et déverse un flot de guitare électrique passéiste terriblement efficace, le chant du grand chauve est abrasif, toujours aussi singulier. Nous revoilà dix ans en arrière quand cette musique faisait tourner les tètes. Car « Zeitgeist » est sans doute ce disque qui n’est jamais sorti entre (siamese dream) et (mellon collie).
Les Smashing ne font pas dans la demi-mesure, musique tendu, fière, fiévreuse, portée en permanence par un son énorme qui souffle à l’arrière. Plus une seule goutte de sons néo futuriste dans ce plaidoyer électrique. Billy répète ses gammes prenant un pied énorme à botter le cul des portes drapeaux de rock nerveux actuels qui témoigne d’un égocentrisme parfois navrant. Sans avoir peur de la caricature, ils jouent avec les lignes extrêmes sans jamais les dépasser, solo guitare, montée en puissance, finish plus jouissif que poussif, le combo fait seulement ce qu’il a toujours su faire, un rock viscéral et sans concession. Le single « Taratunla » est ambitieux et surprenant, comme si Corgan ignorait que la musique dite commerciale prévalait comme rampe de lancement. Le marketing bien pensant est ici martyrisé jusqu'à l’agonie. Avec ses guitares spatiales et son rythme soutenu, le titre est une petite bombe. Si il nous distille de quelques titres dispensables « bleeding the orchid » et « That’s the way » la tête pensante du groupe n’en oublie pas pour autant ses flirts antiques avec la pop sur vitaminé accélératrice de particules « Starz ». Juste avant de crier au génie avec un insurclassable dont il a le secret « united states » encore plus éloigné de tout format conventionnel, la batterie de Chamberlain (historique du groupe) donne une leçon de technique, impose surement son rythme, Corgan y raconte sa vision de ce qu’est devenu son pays en une décennie de règne républicain. Le chaos est préconisé avant la reconstruction. La mélodie nous perd dans l’espace temps, les images sont noires, projetées vers un futur que l’on retient encore un peu. Billy exulte, fier et sur de son fait, assène ses paroles tels un visionnaire ombrageux et pessimiste « revolution » répétée et martelée en boucle. La musique y est écrasante et jubilatoire, l’ambiance crépusculaire donne un gout de fin de règne, un son orageux et primal se dégage en permanence. (Pomp and circumstance) qui clôt ce disque admirable est la seule véritable accalmie du disque. L’ombre des pink floyd y est constante. Comme un dernier clin d’œil plein d’orgueil le titre se termine par un solo guitare qu’on pourrait à l’oreille accorder au slash des guns n roses. Pas grave c’est du tout bon. Comme revenu de nulle part, les smashing pumpkins viennent ici hurler qu’ils sont de retour, c’est entendu.
* * * *
Interpol
« Our Love To Admire »
Le dernier Interpol est un ouvrage sans concession, nul doute que le groupe va y perdre une poignée d’adepte et en convertir définitivement d’autres pour l’éternité, sans doute. Moins accessible, plus classieux et poussée que ses prédécesseurs. Cet album est un travail d’orfèvre issu de ces cerveaux trop rares ou on sublime la matière la plus pure pour en faire une chimère. Un album qui a l’effet d’un virus que l’on contracte peu a peu, dont l’ascension est longue, éprouvante, avant d’atteindre un paroxysme de convulsion nerveuse. Du temps comme seul effort avant d’en tirer toute la quintessence. La lourde ligne de basse, la guitare hypnotique donne sans cesse profondeur et épaisseur a l’ensemble.
« Pionneer to the falls » à la classe totale, avec ces nappes de guitares ombrageuses, c’est l’obscurité qui prend peu a peu le dessus sur la lumière la plus intense. Avec son rythme posé elle appelle la voix de paul banks à venir lui donner sa substance. Le titre résume déjà a lui seul la force de cet album, progressif, hypnotique, classieux, inquiétant et finalement indéniable.
La maturité ici n’est plus une suggestion mais une réalité avérée, Interpol arrive enfin ou il a toujours voulu être. En créant des chansons en perpétuel mouvement qui ne font qu’avancer sans jamais tourner en rond. « No in threesome » est le dernier espoir des aficionados de la première heure qui avait vu en antics un progré du groupe et son plus bel effort. Vite effacé par « the scale » et son sens de la mélodie renversant. La musique n’écrase plus jamais la voix de banks. Les mélodies sont constamment portées en lumière, le tout est limpide, la finition remarquable, témoigne d’une production qui prend enfin le dessus. Le brouillon de son parfois trop insistant sur ces prédécesseurs a disparu. Une musique majestueuse, vertueuse et mystérieuse, ici l’obscurité se dresse sur un monde nouveau, celui d’un groupe décomplexé. Avec un son massif Interpol livre son album le plus ambitieux et le plus mélancolique à ce jour. Bouclant l’exercice avec un original « the lighthouse » parfaitement réussi ou quand la nuit se dresse de manière définitive prenant le pas sur tout le reste. Présage de lendemain sans concession qu’on devine déjà magnifique.
* * * *
The Smashing Pumpkins
« Zeitgeist »
Il est loin le temps où les pumpkins dominaient le rock mondial. Il faut dire que lors de la séparation en 2001 on s’est senti un peu orphelin en perdant l’un des groupes les plus doués de la dernière décennie. Avec le revival rock des années 2000 les choses ont quelques peu changés. Le manque provoqué par l’absence des écraseurs de citrouilles a peu a peu disparu pour ne devenir qu’un lointain souvenir. Le leader Billy Corgan a traversé des déserts sans fins laissant son talent accroché au nom du groupe, sur sa pierre tombale. Les improbables projets Zwan et son album solo ratés montraient un artiste en nette perte de vitesse, sans inspiration, qui n’avait plus que son passé, gage d’un talent révolu. Dans ces conditions le retour du combo de Chicago laisse un peu dubitatif et serait presque anecdotique. La capacité du groupe à développer de vrais chansons et retrouver son énergie d’antan parait improbable d’autant que le très créatif et ultra indispensable James Iha n’est plus de la partie.
Il ne faudra pourtant pas une minute pour comprendre que l’on a affaire à un come back sérieux et volontaire. « Doomsday clock » ouvre les vannes et déverse un flot de guitare électrique passéiste terriblement efficace, le chant du grand chauve est abrasif, toujours aussi singulier. Nous revoilà dix ans en arrière quand cette musique faisait tourner les tètes. Car « Zeitgeist » est sans doute ce disque qui n’est jamais sorti entre (siamese dream) et (mellon collie).
Les Smashing ne font pas dans la demi-mesure, musique tendu, fière, fiévreuse, portée en permanence par un son énorme qui souffle à l’arrière. Plus une seule goutte de sons néo futuriste dans ce plaidoyer électrique. Billy répète ses gammes prenant un pied énorme à botter le cul des portes drapeaux de rock nerveux actuels qui témoigne d’un égocentrisme parfois navrant. Sans avoir peur de la caricature, ils jouent avec les lignes extrêmes sans jamais les dépasser, solo guitare, montée en puissance, finish plus jouissif que poussif, le combo fait seulement ce qu’il a toujours su faire, un rock viscéral et sans concession. Le single « Taratunla » est ambitieux et surprenant, comme si Corgan ignorait que la musique dite commerciale prévalait comme rampe de lancement. Le marketing bien pensant est ici martyrisé jusqu'à l’agonie. Avec ses guitares spatiales et son rythme soutenu, le titre est une petite bombe. Si il nous distille de quelques titres dispensables « bleeding the orchid » et « That’s the way » la tête pensante du groupe n’en oublie pas pour autant ses flirts antiques avec la pop sur vitaminé accélératrice de particules « Starz ». Juste avant de crier au génie avec un insurclassable dont il a le secret « united states » encore plus éloigné de tout format conventionnel, la batterie de Chamberlain (historique du groupe) donne une leçon de technique, impose surement son rythme, Corgan y raconte sa vision de ce qu’est devenu son pays en une décennie de règne républicain. Le chaos est préconisé avant la reconstruction. La mélodie nous perd dans l’espace temps, les images sont noires, projetées vers un futur que l’on retient encore un peu. Billy exulte, fier et sur de son fait, assène ses paroles tels un visionnaire ombrageux et pessimiste « revolution » répétée et martelée en boucle. La musique y est écrasante et jubilatoire, l’ambiance crépusculaire donne un gout de fin de règne, un son orageux et primal se dégage en permanence. (Pomp and circumstance) qui clôt ce disque admirable est la seule véritable accalmie du disque. L’ombre des pink floyd y est constante. Comme un dernier clin d’œil plein d’orgueil le titre se termine par un solo guitare qu’on pourrait à l’oreille accorder au slash des guns n roses. Pas grave c’est du tout bon. Comme revenu de nulle part, les smashing pumpkins viennent ici hurler qu’ils sont de retour, c’est entendu.
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Interpol
« Our Love To Admire »
Le dernier Interpol est un ouvrage sans concession, nul doute que le groupe va y perdre une poignée d’adepte et en convertir définitivement d’autres pour l’éternité, sans doute. Moins accessible, plus classieux et poussée que ses prédécesseurs. Cet album est un travail d’orfèvre issu de ces cerveaux trop rares ou on sublime la matière la plus pure pour en faire une chimère. Un album qui a l’effet d’un virus que l’on contracte peu a peu, dont l’ascension est longue, éprouvante, avant d’atteindre un paroxysme de convulsion nerveuse. Du temps comme seul effort avant d’en tirer toute la quintessence. La lourde ligne de basse, la guitare hypnotique donne sans cesse profondeur et épaisseur a l’ensemble.
« Pionneer to the falls » à la classe totale, avec ces nappes de guitares ombrageuses, c’est l’obscurité qui prend peu a peu le dessus sur la lumière la plus intense. Avec son rythme posé elle appelle la voix de paul banks à venir lui donner sa substance. Le titre résume déjà a lui seul la force de cet album, progressif, hypnotique, classieux, inquiétant et finalement indéniable.
La maturité ici n’est plus une suggestion mais une réalité avérée, Interpol arrive enfin ou il a toujours voulu être. En créant des chansons en perpétuel mouvement qui ne font qu’avancer sans jamais tourner en rond. « No in threesome » est le dernier espoir des aficionados de la première heure qui avait vu en antics un progré du groupe et son plus bel effort. Vite effacé par « the scale » et son sens de la mélodie renversant. La musique n’écrase plus jamais la voix de banks. Les mélodies sont constamment portées en lumière, le tout est limpide, la finition remarquable, témoigne d’une production qui prend enfin le dessus. Le brouillon de son parfois trop insistant sur ces prédécesseurs a disparu. Une musique majestueuse, vertueuse et mystérieuse, ici l’obscurité se dresse sur un monde nouveau, celui d’un groupe décomplexé. Avec un son massif Interpol livre son album le plus ambitieux et le plus mélancolique à ce jour. Bouclant l’exercice avec un original « the lighthouse » parfaitement réussi ou quand la nuit se dresse de manière définitive prenant le pas sur tout le reste. Présage de lendemain sans concession qu’on devine déjà magnifique.
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Re: Musique
Disques du mois d’aout
The White Stripes
« Icky Thump »
Si il y a un groupe qui ne semble pas céder aux sirènes commerciales de l’industrie du disque c’est bien celui ci. Après un hymne rock balancé aux quatre coins de la planète (Seven Nation Army), dont plus personne n’ignore l’existence, la tentation aurait pourtant pu être grande, la chute dans une redite facile. Après quelques joutes musicales réussies avec ses potes de The Raconteurs, Jack White retrouve sa sœur d’arme musicale pour un sixième album.
Dés le premier titre les réminiscences soul du dernier opus sont rangées au placard pour une ouverture explosive digne du zeppelin au sommet de son art. Entre puissance et sens du riff notre appareil auditif vacille. Icky Thump est un titre hyper électrique d’une assurance rare, d’un despotisme éclairé. On imagine bien la terre se fendre en deux sous les coups de guitare assené par le natif de Detroit.
L’album est parsemé d’instrument peu enclin a se marier avec un rock aussi rentre dedans, orgue, trompette, mariachi et cornemuse. Pourtant l’alchimie fonctionne parfaitement sur tous ces concepts hybrides. Car le groupe ne se fourvoie jamais de ses fondamentaux et de sa nature profonde. Mieux, il semble accélérer sa dépendance au rock seventies avec des riffs tranchants, exacerbées, agressifs et parfois excessifs dans le bon sens du terme, la voix de jack n’y est pas étrangère. Il n y a rien à jeter ici puisque tout est bon. (Conquest) joue avec les lignes du simplisme et en devient tranchant de vérité avec ses trompettes qui lance l’ogive puis l’a ponctue de tremblements. Ailleurs (Little Scram Coda) semble extrême, en proie aux démons les plus sombres Jack y maltraite sa guitare jusqu'à l’agonie.
Un disque fiévreux qui ne souffre d’aucun ralentissement notable qualitativement parlant. Enflammé sans cesse par un flot de guitare tumultueux et irascible qui ouvre le feu en permanence les White Stripes restent les maitres incontestés du temps qui passe.
* * * *
Sharko
« Molecule »
Longtemps Sharko a été considéré comme un groupe au fort potentiel mais trop désordonné, manquant de limpidité. C’est ici réparé avec un album plus épuré doté d’une finition remarquable, une grosse production qui vise désormais d’autres sommets. Le groupe belge y entrevoit enfin la lumière, fort d’une maturité qui ouvre enfin les portes d’une musique plus rationnelle. Dix ans c’est le temps qu’il aura fallu pour transformer l’espoir en réussite. Pour autant la musique semble toujours fabriquer dans le même moule, le groupe n’a pas oublier son gout prononcé et parfois dangereux pour ce qui est sombre, tumultueux, des sons de maniaco dépressif y sont éparpillés ci et la, persistant à souhait. Sharko reste un groupe dont la vision des choses est empreinte de blessures et d’amertumes. La très jolie « I need someone » témoigne d’un ailleurs que seuls les enfants perdues peuvent connaitre. Ultra sophistiqué « bug » et « Sweet protection » trainent de la tristesse dans leur sillage. Ailleurs « Sugarboy » sonne très eighties avec son rythme rondelet et son refrain en forme d’hymne pour les foules. Rétroactivité quasi parfaite. Quelque soit l’origine, l’intention, l’originalité où le passéisme de toutes ces chansons pops, la magie opère à tous les coups. Sans doute parce que la sincérité transpire de tous les sons, de tous les mots (maux) et de chaque seconde. Sharko réussi ici son tour de force avec les honneurs, sans conteste leur meilleur album à ce jour.
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The White Stripes
« Icky Thump »
Si il y a un groupe qui ne semble pas céder aux sirènes commerciales de l’industrie du disque c’est bien celui ci. Après un hymne rock balancé aux quatre coins de la planète (Seven Nation Army), dont plus personne n’ignore l’existence, la tentation aurait pourtant pu être grande, la chute dans une redite facile. Après quelques joutes musicales réussies avec ses potes de The Raconteurs, Jack White retrouve sa sœur d’arme musicale pour un sixième album.
Dés le premier titre les réminiscences soul du dernier opus sont rangées au placard pour une ouverture explosive digne du zeppelin au sommet de son art. Entre puissance et sens du riff notre appareil auditif vacille. Icky Thump est un titre hyper électrique d’une assurance rare, d’un despotisme éclairé. On imagine bien la terre se fendre en deux sous les coups de guitare assené par le natif de Detroit.
L’album est parsemé d’instrument peu enclin a se marier avec un rock aussi rentre dedans, orgue, trompette, mariachi et cornemuse. Pourtant l’alchimie fonctionne parfaitement sur tous ces concepts hybrides. Car le groupe ne se fourvoie jamais de ses fondamentaux et de sa nature profonde. Mieux, il semble accélérer sa dépendance au rock seventies avec des riffs tranchants, exacerbées, agressifs et parfois excessifs dans le bon sens du terme, la voix de jack n’y est pas étrangère. Il n y a rien à jeter ici puisque tout est bon. (Conquest) joue avec les lignes du simplisme et en devient tranchant de vérité avec ses trompettes qui lance l’ogive puis l’a ponctue de tremblements. Ailleurs (Little Scram Coda) semble extrême, en proie aux démons les plus sombres Jack y maltraite sa guitare jusqu'à l’agonie.
Un disque fiévreux qui ne souffre d’aucun ralentissement notable qualitativement parlant. Enflammé sans cesse par un flot de guitare tumultueux et irascible qui ouvre le feu en permanence les White Stripes restent les maitres incontestés du temps qui passe.
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Sharko
« Molecule »
Longtemps Sharko a été considéré comme un groupe au fort potentiel mais trop désordonné, manquant de limpidité. C’est ici réparé avec un album plus épuré doté d’une finition remarquable, une grosse production qui vise désormais d’autres sommets. Le groupe belge y entrevoit enfin la lumière, fort d’une maturité qui ouvre enfin les portes d’une musique plus rationnelle. Dix ans c’est le temps qu’il aura fallu pour transformer l’espoir en réussite. Pour autant la musique semble toujours fabriquer dans le même moule, le groupe n’a pas oublier son gout prononcé et parfois dangereux pour ce qui est sombre, tumultueux, des sons de maniaco dépressif y sont éparpillés ci et la, persistant à souhait. Sharko reste un groupe dont la vision des choses est empreinte de blessures et d’amertumes. La très jolie « I need someone » témoigne d’un ailleurs que seuls les enfants perdues peuvent connaitre. Ultra sophistiqué « bug » et « Sweet protection » trainent de la tristesse dans leur sillage. Ailleurs « Sugarboy » sonne très eighties avec son rythme rondelet et son refrain en forme d’hymne pour les foules. Rétroactivité quasi parfaite. Quelque soit l’origine, l’intention, l’originalité où le passéisme de toutes ces chansons pops, la magie opère à tous les coups. Sans doute parce que la sincérité transpire de tous les sons, de tous les mots (maux) et de chaque seconde. Sharko réussi ici son tour de force avec les honneurs, sans conteste leur meilleur album à ce jour.
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Re: Musique
Disques du mois de septembre
Elvis Perkins
« Ash Wednesday »
Elvis Perkins a plutôt mal débuté le 21éme siècle, sa mère était passagère d’un des vols qui percuta le world trade center en 2001. C’est dire si cet homme est habité par la nostalgie, la mélancolie, et l’amertume. Pourtant l’album est loin d’être un plaidoyer à son triste passé. Sans voyeurisme aucun ce disque est d’une splendeur sans limite. Perdu quelque part entre la terre et le ciel, plus proche des hauteurs cependant. Trônant fièrement dans une constellation d’étoile, apportant à l’espace un supplément d’interstice. Cet astre oscille entre folk délicat et brillance pop. A la quarantaine déjà largement entamé il déploie seulement ici son premier album, pas surprenant tant ce disque transpire la maturité. Les quelques mots français glissés sur « Emile’s Vietnam In The Sky » complète une élégance déjà persistante. D’une grâce infinie ce disque fait parti de ces choses trop rares et trop précieuses pour se permettre de passer à coté. Les chansons sont toutes sans exception d’une beauté renversante, d’une profondeur troublante. ¨Pourtant il y a un titre a part, une chanson qui se paye le luxe de renverser toutes ces destinées « Good Friday ». Architectural et somptueux poème de son, trempé dans l’acide du temps. La voix du sing songwriter est en osmose totale avec la musique, elle transporte au delà des frontières rationnelles, propulse en apesanteur avant de redescendre sous l’apparition du silence, a ce moment la il est déjà trop tard, transporté, nous avons disparu…
* * * * *
Kings Of The Leon
« Because Of The Times »
Une sacrée surprise que ce troisième album des KK où les natifs de Nashville semble avoir mangé du lion. L’étiquette de rock primaire né de l’influence des seventies leur colle pourtant a la peau. Habitué des productions bancales qui offre de l’authenticité les Kings font ici peau neuve avec une production plus large, plus propre, gonflé a la testostérone. Prise de voix parfaite, instrument aiguisé à l’ extrême, l’album surprend d’emblé avec « Knocked Up » ambitieux titre qui fait durer le suspense, là où par le passé les intentions étaient plus directes, le groupe joue désormais avec le temps. Un voilage d’une noirceur surprenante plane en permanence sur ces compositions. « Charmer » ponctué de cris amusant et primal et « on call » sont des tempêtes d’avant orages, ou les éclairs foudroient une atmosphère pesante.
Plus acérées que jamais les guitares lancent des ogives dévastatrices « Mcfearless » ambitieuse au possible déplace des montagnes. Le groupe dévoile ici son coté obscur mais surtout des trésors d’inventivités qui font mouches.
Pas étonnant alors de découvrir un nouveau visage du combo laissant entrevoir des lendemains illuminés. Pas étonnant non plus que cet album soit le plus surprenant sans aller jusqu'à dire le plus réussi (le premier album restant un sommet). Kings Of Leon se renouvelle, atterri des dans des contrés ou on ne l’attendait pas. On applaudi cette réussite totale.
* * * *
Elvis Perkins
« Ash Wednesday »
Elvis Perkins a plutôt mal débuté le 21éme siècle, sa mère était passagère d’un des vols qui percuta le world trade center en 2001. C’est dire si cet homme est habité par la nostalgie, la mélancolie, et l’amertume. Pourtant l’album est loin d’être un plaidoyer à son triste passé. Sans voyeurisme aucun ce disque est d’une splendeur sans limite. Perdu quelque part entre la terre et le ciel, plus proche des hauteurs cependant. Trônant fièrement dans une constellation d’étoile, apportant à l’espace un supplément d’interstice. Cet astre oscille entre folk délicat et brillance pop. A la quarantaine déjà largement entamé il déploie seulement ici son premier album, pas surprenant tant ce disque transpire la maturité. Les quelques mots français glissés sur « Emile’s Vietnam In The Sky » complète une élégance déjà persistante. D’une grâce infinie ce disque fait parti de ces choses trop rares et trop précieuses pour se permettre de passer à coté. Les chansons sont toutes sans exception d’une beauté renversante, d’une profondeur troublante. ¨Pourtant il y a un titre a part, une chanson qui se paye le luxe de renverser toutes ces destinées « Good Friday ». Architectural et somptueux poème de son, trempé dans l’acide du temps. La voix du sing songwriter est en osmose totale avec la musique, elle transporte au delà des frontières rationnelles, propulse en apesanteur avant de redescendre sous l’apparition du silence, a ce moment la il est déjà trop tard, transporté, nous avons disparu…
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Kings Of The Leon
« Because Of The Times »
Une sacrée surprise que ce troisième album des KK où les natifs de Nashville semble avoir mangé du lion. L’étiquette de rock primaire né de l’influence des seventies leur colle pourtant a la peau. Habitué des productions bancales qui offre de l’authenticité les Kings font ici peau neuve avec une production plus large, plus propre, gonflé a la testostérone. Prise de voix parfaite, instrument aiguisé à l’ extrême, l’album surprend d’emblé avec « Knocked Up » ambitieux titre qui fait durer le suspense, là où par le passé les intentions étaient plus directes, le groupe joue désormais avec le temps. Un voilage d’une noirceur surprenante plane en permanence sur ces compositions. « Charmer » ponctué de cris amusant et primal et « on call » sont des tempêtes d’avant orages, ou les éclairs foudroient une atmosphère pesante.
Plus acérées que jamais les guitares lancent des ogives dévastatrices « Mcfearless » ambitieuse au possible déplace des montagnes. Le groupe dévoile ici son coté obscur mais surtout des trésors d’inventivités qui font mouches.
Pas étonnant alors de découvrir un nouveau visage du combo laissant entrevoir des lendemains illuminés. Pas étonnant non plus que cet album soit le plus surprenant sans aller jusqu'à dire le plus réussi (le premier album restant un sommet). Kings Of Leon se renouvelle, atterri des dans des contrés ou on ne l’attendait pas. On applaudi cette réussite totale.
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